Le Réseau de Suivi Lagunaire intègre des informations issues d'autres réseaux et d'autres actions menées sur les lagunes. Cette année un éclairage particulier est donné sur deux d'entre eux : les défis territoriaux et le Réseau Intégrateur Biologique. > Les défis territoriaux 8ème programme de l’Agence de l’Eau RM&C > RINBIO (Réseau Intégrateur Biologique) |
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| Les défis territoriaux 8ème programme de l’Agence de l’Eau RM&C Afin d'apporter un soutien renforcé à des sites présentant des problématiques particulières, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse a mis en place des défis territoriaux. Le but de ces défis, d'une durée de 2 ans, est de définir de manière concertée les objectifs à atteindre et les actions nécessaires à mener. En Languedoc-Roussillon, 3 défis concernent des lagunes littorales : • Le défi "Eutrophisation des lagunes littorales du Languedoc-Roussillon" L’enjeu de ce défi est de mieux connaître les apports en nutriments par les bassins versants afin d’adapter au mieux les actions à engager pour améliorer le niveau d’eutrophisation des lagunes. Ce défi concerne les étangs de Canet Saint-Nazaire, de Bages-Sigean, de Thau, du complexe palavasiens et de l’Or. Il s’appuit sur les données collectées par le RSL depuis 2000. • Le défi "Toxique" L’objectif de ce défi est d'identifier de manière précise, en les hiérarchisant, les différents polluants arrivant aux étangs du Narbonnais (Bages-Sigean, Gruissan, Campignol, Ayrolle). Des propositions d’actions pourront ainsi être définies afin de réduire ces apports au milieu naturel. • Le défi "Restauration des zones humides des étangs palavasiens" Proches de l'agglomération Montpelliéraine, les zones humides des étangs palavasiens connaissent une fréquentation importante tout au long de l'année. Le but du défi est de donner les moyens aux acteurs locaux (SIEL) de se doter d’outils de gestion efficaces et de réaliser les travaux nécessaires au bon fonctionnement de ces milieux. |
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| RINBIO (Réseau Intégrateur Biologique) L'évaluation de la contamination chimique d'un milieu est difficile, notamment du fait du grand nombre de molécules à rechercher et des variabilités journalières rendant non représentatives des analyses effectuées dans l'eau. C'est pourquoi l'Agence de l'Eau et Ifremer ont mis au point en 1996 un réseau s'affranchissant de cette variabilité. Ce réseau est basé sur la capacité des moules à "s'équilibrer" avec le milieu dans lequel elles vivent et donc à en refléter l'état général. Des moules sont donc placées dans des pochons pendant 3 mois et leur chair est ensuite analysée. Les résultats du RINBIO ne peuvent pas être interprétés en terme de qualité sanitaire d'un milieu ou des produits qui en sont issus. Les concentrations mesurées sont en effet ajustées en fonction de la croissance des coquillages pour faciliter la comparaison entre les différentes stations. Par contre, les résultats du RINBIO permettent de connaître l'état général du milieu du point de vue de la contamination chimique et d'estimer l'impact des activités anthropiques sur ce milieu pour ensuite définir les actions à engager si nécessaire. Les niveaux de contamination sont classés dans l'ordre croissant : niveau de base, faible, modéré, élevé, très élevé. Les contaminants chimiques sont nombreux et d'origine diverse. Seules les le molécules citées dans ce bulletin sont détaillées ici. Plus d'informations peuvent être trouvées sur les sites suivants : http://www.ifremer.fr/envlit/region/reg10paca/rlm.htm http://rdb.eaurmc.fr/rlm/reseaux-resultats-surveillance/rinbio.htm |
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• Mercure : présent dans la croûte terrestre (des gisements naturels sont notamment localisés autour de Montpellier), ce métal est principalement issu de l’industrie chimique (production de chlore, soude, phytosanitaires, …), électrique (fabrication de piles, de lampes …) et pharmaceutiques. • Cuivre : présent dans la nature mais sous des formes chimiques n'entraînant pas de fortes concentrations dans les eaux. Ses origines anthropiques sont l'électricité, la métallurgie, les tanneries, les fongicides,... • Cadmium : peu répandu dans la croûte terrestre, son origine dans les eaux est à rapprocher des activités humaines : métallurgie, traitement de surface, colorants,... • Nickel : peut avoir une origine naturelle mais ses sources anthropiques sont la préparation des alliages, la chimie industrielle,... • Zinc : son origine peut être naturelle ou anthropique : galvanisation, alliages, imprimerie, pigments, produits pharmaceutiques et insecticides. • Polychlorobiphényles (PCB, CB) : du fait du caractère très rémanent de ces substances, la réglementation a très fortement contraint leur utilisation et un décret de 1987 interdit la mise sur le marché d'appareils contenant des PCB. Ils étaient anciennement utilisés comme agents diélectriques dans les transformateurs et les condensateurs ou comme adjuvants dans les lubrifiants, les peintures et les encres. • DichloroDiphénylTrichloréthane (DDT) : interdit depuis 1973, le DDT est un insecticide qui a été très utilisé lors de l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon. En se dégradant, le DDT forme deux sous produits : le DDD et le DDE. |